Séminaire Femmes 2019

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Programme

Samedi matin 9.00-12.30 Président : DK

- Introduction au séminaire - Penny (anglais)

- présentation des participantes

- Introduction à l'Institut - Maral (Anglais)

- l'organisation (équipes de cuisine, groupes linguistiques, etc.)

Samedi après-midi

14.30-16.15 Président : Nadia+CH - introduction au thème - Nadia (français)

- introduction sur la théorie de la reproduction sociale : Tithi Bhattacharya (USA) (par skype) Anglais

- Introduction sur l'écoféminisme : Julia Camara (État espagnol) (castillan/espagnol)

Discussion en plénière

16.30 - 18.30 - discussion de groupes linguistiques

Dimanche matin

09.00 - 09.30 Président : Christine+B

- Plénière 09.30 - 12.30 - discussion de groupes linguistiques

Dimanche après-midi (avec pause)

14.30 - 18.30 Président : Christine+B

- débat en plénière

- réponses, conclusions

Lundi matin 9.00 - 10.30 Président : Terry+PH

- introduction au thème - Terry (anglais)

- Présentations sur le mouvement des femmes de

Ximena Argentine (castillan/espagnol)

Ahlem Belhadj Tunisie (français)

Patri Amaya État espagnol (castillan/espagnol)

- questions et réponses

10.45 - 12.30 - discussion de groupes linguistiques

Lundi après-midi

14.30 - 17.00 - discussion de groupes linguistiques

17.30 - 18.30 Président : Cheron+P

- rapports des groupes

Mardi matin

09.00 - 12.30 Président : Josie+BR

- débat en plénière, conclusions

Mardi après-midi

14.30 - 18.30 Président Laia+MX CSR

Les femmes dans nos partis - forme de discussion à déterminer

Mercredi matin

09.00 - 12.30 Président : Penny+GR

conclusions - quel(s) document(s) préparer pour le CI

Lectures

Théorie

Qu’est-ce que la théorie de la reproduction sociale ? Tithi Bhattacharya https://autonomiedeclasse.wordpress.com/2018/05/26/quest-ce-que-la-theorie-de-la-reproduction-sociale/?fbclid=IwAR2QylFL0iWar1OOLUdnfuVGfKPflc4L0pNjqyOrEfzbC1Li6yBQEcDtgXc

L’écoféminisme contient les clés de la dignité humaine et de la soutenabilité dans l’égalité. Yayo Herrero et Juan Tortosa http://www.cadtm.org/L-ecofeminisme-contient-les-cles

Débat sur 3e ou 4e VAGUE

Notes de Laia: Français / Castellano / English https://drive.google.com/file/d/1E7-bdJS1tNU2ljeTfl92aXyZbVJZsQCr/view

Vers une internationale féministe (2019) https://www.contretemps.eu/manifeste-internationale-feministe/

Féminisme du 99% (2017) «Au-delà de Lean-In: pour un féminisme des 99% et une grève internationale combative le 8 mars» http://alencontre.org/ameriques/americnord/usa/etats-unis-au-dela-de-lean-in-pour-un-feminisme-des-99-et-une-greve-internationale-combative-le-8-mars.html

ANALYSE DU MOUVEMENT FEMINISTE

1. Italie : Article de 2017 sur le début de la nouvelle vague et ses spécificités “En Italie, un mouvement féministe de masse est en marche” http://www.lcr-lagauche.org/pas-une-de-moins/

2. ETAT ESPAGNOL : Un article de 2019 pour réfléchir sur les limites, le potentiel et les du mouvement et du 8M Castillan : Cambiarlo todo. Bases y desafíos de la Huelga Feminista https://vientosur.info/spip.php?article14715 Anglais : Change Everything: Foundations and Challenges of the Feminist Strike in Spain https://www.viewpointmag.com/2019/05/13/change-everything-foundations-and-challenges-of-the-feminist-strike-in-spain/ (n'existe pas en français, par contre deux articles de Julia en 2018 ici https://alencontre.org/?s=Julia+Camara )

3. ARGENTINE : Interview de 2018 avec quelques clés au mouvement en Amérique latine “Au-delà du rejet de la loi pour la légalisation de l’avortement en Argentine : une quatrième vague féministe ?” https://www.contretemps.eu/argentine-avortement-quatrieme-vague-feministe/

4. ALGERIE: Pour réfléchir sur les mobilisations en Algérie à partir du féminisme « Beaucoup de femmes ont pris conscience de l’utilité de revendiquer leurs droits et exiger le départ du système » https://www.gaucheanticapitaliste.org/algerie-beaucoup-de-femmes-ont-pris-conscience-de-lutilite-de-revendiquer-leurs-droits-et-exiger-le-depart-du-systeme/

5. FRANCE: LES FEMMES DANS LE MOUVEMENT DES GILETS JAUNES. Ce texte est inclus pour analyser la nouvelle vague au-delà du mouvement féministe à proprement parler, poiur alyser également ce qu'on appelle l”a féminisation de la protestation” “Les femmes dans le mouvement des gilets jaunes : révolte de classe, transgression de genre” http://www.contretemps.eu/femmes-gilets-jaunes/?fbclid=IwAR1HZka2xITmzQ4fHSvM4sP1oaF9QVhPmClBZh5q_xclwd7H7OZ32VsVFOk

Documents du Quatrièmes Internationaux sur la libération des femmes

La révolution socialiste et la lutte pour la libération des femmes (1979) [1]

L’évolution des formes de la lutte pour la libération des femmes en Europe (1991) [2]

Le mouvement des femmes et le féminisme en Amérique latine (1991) [3]

Action positive et construction du parti parmi les femmes (1991) [4]


Document d'ébauche pour le Comité international

La nouvelle montée du mouvement des femmes

1. Quel est le contexte 1.1 Le néolibéralisme, 1.2 La montée de l'extrême droite, l'autoritarisme, l'anti "idéologie de genre" (Brésil, Europe de l'Est) 1.3 L'intégrisme religieux 1.4 Changement climatique (ou catastrophe) 1,5 Migration massive 1.6 Crise de la reproduction

2. Quels sont les facteurs qui ont provoqué cette montée ? 2.1 Les femmes les plus durement touchées par tous ces facteurs, bien que certains effets contradictoires (les femmes polonaises et hongroises préfèrent voter pour l'extrême droite en raison de la perte de services, des politiques "favorables à la famille" d'extrême droite) 2.2 Féminisation du travail 2.3 Augmentation de la violence sexiste (et sa perception) 2.4 Rôle croissant des femmes dans la société et dans les mouvements populaires 2.5 S'appuyer sur les contacts internationaux antérieurs : Rencontres latino-américaines, Marche mondiale des femmes, mouvement des forums sociaux 2.6 L'ONGisation du mouvement des femmes, plafond de verre ou " lean in” féminisme

3. Quelles sont les spécificités de ce mouvement ? 3.1 Répartition géographique (plus forte en Amérique latine, Europe occidentale, spécificité Amérique du Nord - mobilisations anti-Trump, Pologne - grève de l'avortement mais faible en Europe orientale, région arabe, Afrique, Asie) 3.2 Nouvelles générations 3.3 Nouvelles préoccupations 3.4 Nouvelles méthodes de lutte - la grève féministe 3.5 Nouvelles connaissances théoriques (théorie de la reproduction sociale, écoféminisme)

4. Quelle est son importance stratégique ? 4.1 Principale résistance de la classe dans son ensemble, par exemple anti-Trump aux Etats-Unis, antio-Bolsonaro au Brésil. Des grèves d'enseignants aux États-Unis, des processus en Algérie et au Soudan. 4.2 Cela nous amène-t-il à reconsidérer notre compréhension stratégique du rôle du mouvement des femmes ?

5. Quelles sont nos tâches (notre orientation) au sein du mouvement ? 5.1 Action de masse auto-organisée 5.2 Des revendications qui répondent aux besoins des plus opprimés/exploités tout en construisant l'unité entre (a) la plus large résistance des femmes contre la droite, (b) le féminisme pour les 99% (grèves des femmes etc) et (c) les révolutionnaires. 5.3 Importance de la coordination internationale 5.4. Intersection (articulation) avec d'autres mouvements sociaux


Questionnaires sur le movement - français seulement

Belgium Gauche Anticapitaliste - Belgique, SolidaritéS - Suisse, SFQI (NPA) - France + Toulouse

La mobilisation pour 8M 2019 a-t-elle déclenché une grève féministe ? Qui a lancé cet appel ? Des syndicats étaient-ils impliqués ? Dans quelle mesure ? Ont-ils envoyé seulement quelques représentants ou ont-ils mobilisé leurs membres ?

L’anné 2019 en Belgique c’est organisé la première gréve des femmes a niveau nationale à l’appel du ‘Collectif 8 mars’ né à Bruxelles mais d’ampleur nationale. Jusqu’à présent en Belgique, le mouvement des femmes était assez institutionnalisé; le collectif 8 mars veut relancer un féminisme populaire et dans la rue, un féminisme inclusif aussi: toute personne identifiée comme femme et/ou se reconnaissant dans cette identité, incluant aussi les minorités, les migrantes et les plus précarisées. Les deux principales centrales syndicales du pays (CSC et FGTB) soutiennent d’ores et déjà l’initiative. La CNE (CSC- employées dans le privé), la Centrale Générale (FGTB- notamment pour les secteurs du nettoyage et des titres services) et la CGSP Bruxelles (FGTB pour les services publics) ont déposé un préavis de grève, des secteurs où les femmes sont majoritaires. Les syndicats ont mobilisé leurs membres. -appuie des syndicats (surtout CNE de la CSC et certaines secteurs FGTB - pas d'appui directe des syndicats flamands. -On a profité pour faire connaître , informer , sensibiliser et mobiliser dans contexte grève 13/02 Des actions ont eu lieu un peu partout tout au long de la journée: des piquets de grève dans plusieurs entreprises, des levées de cours, lecture des revendications, des arrêts de travail dans les secteurs très féminisés des maisons communales, hôpitaux, associations, maisons médicales, cpas, commerces, plannings familiaux, des perturbations de la collecte des poubelles dans plus de 10 communes de Bruxelles, une grève des travailleuses au Parlement européen, des actions de désobéissance civile (par exemple pour renommer tous les stations de métro de Bruxelles avec des noms de femmes), etc.

Quelles étaient les exigences de la mobilisation ? Il y avait un manifeste ? Pour discuter et définir leurs revendications, on a organisé fin janvier un weekend qui a compté sur la participation de plus de 200 femmes. Les principales revendications sont amples dans plusieurs domaines: • Assez de la précarité économique organisée, qui nous maintient dans les temps partiels, dans des métiers dévalorisés, faisant de nous des travailleuses pauvres et dépendantes. • Assez de l’inégalité salariale, des retraites tardives et des pensions de misère. Assez des allocations inaccessibles, insuffisantes et inadaptées. • Assez du manque de crèches, de homes et d’infrastructures d’accueil et de soin accessibles, qui fait peser une responsabilité collective exclusivement sur les épaules des femmes. • Assez d’être seules à prendre en charge le travail domestique quotidien et le soin aux autres. • Assez que ce travail gratuit ou peu rémunéré, et la charge mentale qui va avec, ne nous laissent pas de temps pour nous. • Assez des politiques migratoires racistes qui nous mettent particulièrement en danger, nous enferment, nous condamnent à la pauvreté et nous tuent. • Assez d’être discriminées partout sur base de nos couleurs de peau, de nos origines, de nos revenus, de nos genres, de nos orientations sexuelles, de nos croyances... • Assez des stéréotypes sexistes dans l’éducation, la culture, les médias et la publicité, qui nous renvoient l’image de la femme-objet et nous cantonnent dans des rôles spécifiques et secondaires. • Assez qu’on nous impose comment vivre notre sexualité, notre rapport à la maternité, à la contraception et à l’avortement. Assez qu’on se mêle de nos corps et de nos vies. • Assez des violences médicales et gynécologiques, et des difficultés d’accès aux soins. • Assez des violences physiques et psychologiques (domestiques, sexuelles, dans le couple, harcèlement de rue et au travail...). Assez des féminicides, des meurtres de femmes parce qu’elles sont femmes. Assez de la complicité politique et juridique dont les auteurs bénéficient. Une grève différente, basée sur 4 axes : grève du travail salarié, mais aussi grève des soins, une grève étudiante et une grève de la consommation, reprenant le slogan: « quand les femmes s’arrêtent, le monde s’arrête ». Il est difficile de chiffrer ce succès mais dans de nombreuses villes de Belgique, des milliers de femmes se sont mobilisées ou/et mises en grève et se sont rendues ‘visibles’ par leur absence dans leurs tâches quotidiennes. https://drive.google.com/file/d/1AcijB_Pez49gXbummEIYi76llRLEgGdL/view

La mobilisation a-t-elle été plus forte que l'an dernier ? Dans combien d'endroits (villes, régions) a-t-elle eu lieu ? (Était-elle représentative ? Plus grande ? Combien ?) A-t-il réuni des organisations rurales et urbaines ? On a vécu un moment historique: c’était la première grève nationale féministe de femmes. Il est difficile de chiffrer ce succès mais dans de nombreuses villes de Belgique, des milliers de femmes se sont mobilisées ou/et mises en grève et se sont rendues ‘visibles’ par leur absence dans leurs tâches quotidiennes. D ’autres actions ont eu lieu un peu partout tout au long de la journée: des piquets de grève dans plusieurs entreprises, des levées de cours, lecture des revendications, des arrêts de travail dans les secteurs très féminisés des maisons communales, hôpitaux, associations, maisons médicales, cpas, commerces, plannings familiaux, des perturbations de la collecte des poubelles dans plus de 10 communes de Bruxelles, une grève des travailleuses au Parlement européen, des actions de désobéissance civile (par exemple pour renommer tous les stations de métro de Bruxelles avec des noms de femmes), etc. A Louvain-la-Neuve, 500 personnes ont manifesté, 500 autres ont participé au Festival de la Grève des Femmes* à Anvers. Il y a eu des rassemblements dans plusieurs villes comme Mons ou Tournai. 7.000 personnes ont rejoint la cycloparade féministe de Liège. À Bruxelles, centre névralgique de la mobilisation, des activités ont eu lieu toute la journée, avec, en matinée, des assemblées consacrées à l’antiracisme, aux luttes L(g)BTQI, aux violences, au travail salarié, au care, à l’écologie … des prises de parole libres se sont organisées, faisant entendre la voix de femmes sans-papiers, de mères célibataires, de chaque femme qui avait envie de s’exprimer. L’ambiance était à la lutte mais aussi à la fête, avec des concerts. A 14h, un rassemblement avait lieu pour faire du bruit, exprimer nos colères et faire entendre nos voix. Un moment fort du rassemblement a été la lecture des revendications, en français, néerlandais, anglais, espagnol et arabe (par écrit, les revendications ont été traduites dans 8 langues). Les travailleuses en grève affiliées aux syndicats étaient aussi présentes sur place en front commun. En fin de journée, dans une ambiance revendicatrice et festive, près de 15.000 personnes ont rejoint la Manifestation organisée par la Marche Mondiale des Femmes. L’enthousiasme des manifestantes a entrainé un détournement du cortège, préférant couper la circulation des grands axes plutôt que défiler discrètement dans les petites rues du parcours officiel.

Dans quelle mesure les organisations de femmes noires sont-elles impliquées ? Lesquels ? Quelles sont leurs exigences ? Dans quelle mesure y a-t-il des femmes noires à la tête de la coalition ? Quelques femmes noires et racisées font partie du mouvement et prennent souvent la parole, mais reste un collecti majoritairement blanc. Une des comission du mouvement qui a joue un rôle trés importa a été la comission inclusivité. Comision qui a été crée pour veiller à l’inclusion de toutes les femmes. Lors des assemblée le théme du racisme a été travaillé lors du week end pour l apreparation de la grève et une assemblée de femmes racisées c’est organisé le 8 mars a Bruxelles. Quand une des militantes du Collecti.ef qui se met en avant comme femme noire LGBT est intervenue sur la chaine radiophonique nationale(2) face au dirigeant du syndicat libéral qui a refusé de soutenir la grève, elle a pu mettre en avant certaines réalités non prises en considération dans les grèves classiques (discriminations racistes, étudiantes, femmes travaillant à temps partiel ou sans emploi).

Dans quelle mesure les organisations de femmes autochtones sont-elles impliquées ? Lesquels ? Quelles sont leurs exigences ? Dans quelle mesure y a-t-il des femmes autochtones à la tête de la coalition ? Vers mai-juin 2018, est né le Collecti.e.f 8 maars (dont l’orthographe symbolise l’inclusion linguistique belge et la volonté de s’adresser tant aux francophones qu’aux néerlandophones) de l’initiative de quelques jeunes femmes inspirées par la grève espagnole quelques mois plus tôt.

Dans quelle mesure les organisations de femmes transgenres ou les organisations qui incluent certainement des femmes transgenres sont-elles impliquées ? Lesquels ? Quelles sont leurs exigences ? Dans quelle mesure y a-t-il des femmes transgenres à la tête de la coalition ?

-Il y a trés peu de femmes transgenres impliqué.

Dans quelle mesure les organisations paysannes participent-elles ? Lesquels ? Ont-ils envoyé seulement quelques personnes ou se sont-ils vraiment organisés autour des marches ? Quelles sont leurs exigences ? - On n'a pas réussi d'impliquer des femmes paysannes ou des régions rurales dans la première année de la grève. Dans la dernière AG du collectif deux femmes dehors villes était contacté et sont venues a participer.

Dans quelle mesure la solidarité avec la Palestine est-elle une exigence du mouvement ? - Le thème de la Palestine, n’as pas été abordé directement.

Dans quelle mesure y a-t-il eu un bilan collectif de 8M 2019 ? - On a fait en AG un bilan au niveau interne et externe !

Dans quelle mesure les travaux pour 8M 2020 sont-ils lancés ? La grève féministe aura-t-elle une place centrale dans l'appel ? Le collectif c’est a nouveau réuni en Avril et Juin en votant de faire a nouveau grève en 2020. Il ya une continuité des AG, travail des commissions et groupes de travail

Dans quelle mesure votre organisation politique est-elle impliquée dans ce travail ? Dans le collectif ont à participé 5 personnes de notre organisation. Malgré qu’on etait pas nombreuses, ont à participé de manière très active dans l’organisation de la grève.


Dans certains pays, le mouvement des femmes a connu une croissance et un changement qualitatif au cours des dernières années. Est-ce vrai pour vous ? Cela a-t-il donné lieu à une discussion sur l'existence d'une nouvelle vague féministe ? Y a-t-il un fossé entre les générations dans le mouvement ? Une focalisation sur des questions différentes ? Une autre langue ? Différentes méthodes de lutte et d'organisation ? Ce nouveau mouvement se positionne-t-il dans une alternative globale anticapitaliste/antipatriarcale/anti-coloniale ? A-t-il des liens internationaux (et avec quels autres pays/organisations) ? l’influence se fait à un autre niveau évidemment : les filles qui ont lancé l’idée du collecti.e.f 8 maars étaient toutes inspirées par les mouvements de masse qui avaient déjà commencé dans d’autres pays. Elles se sont dit : « et pourquoi pas en Belgique ? ». Ensuite, des femmes de différentes origines, d’Argentine, d’Italie, d’Espagne ou d’Iran se sont rapidement impliquées. Leur expérience pratique, leurs méthodes nous ont aussi apporté beaucoup, dans l’organisation et l’action. Les italiennes ont influencé aussi les visuels. Au niveau des revendications aussi, par exemple quand une camarade iranienne parlait en disant : « ni Etat ni religion sur nos corps », eh bien plus personne ne contestait ce slogan.La radicalité provient aussi du vécu. L’expérience des argentines, ou dans un tout autre cas, des iraniennes, les a amenées à faire face à des Etats très autoritaires et répressifs. Elles ne tergiversent pas sur une série de questions : elles savent qu’on a besoin de radicalité, d’éviter la demi-mesure de compromis. A la Gauche anticapitaliste, nous avons directement vu le potentiel mobilisateur de cette initiative d’appel à la grève, pour faire renaître un mouvement féministe autonome. Le mot d’ordre de grève est devenu le point de cristallisation et de dynamisation du mouvement. En même temps, c’est très important de ne pas se focaliser que sur la seule date du 8 mars.

Quel est son rapport avec les organisations populaires traditionnelles ? Aux autres mouvements sociaux ? Une des difficultés c’est que le mouvement est né un peu sans direction structurée et sans plan précis, avec des femmes* provenant de tous horizons, ce qui fait aussi la richesse du mouvement. Le défi était immense : comment recréer un mouvement féministe populaire de rue ? Un certain nombre de participantes provenaient elles-mêmes d’associations et ONG. Le rapport aux institutions a été difficile. La discussion avec les organisations institutionnelles féministes était compliquée. Une des raisons de cela était le scepticisme de ces organisations qui ne croyaient pas en la possibilité de récréer un mouvement de ce genre. Certaines n’ont à aucun moment soutenu le mouvement et doivent certainement se questionner en interne au vu de l’impact de la grève. Je pense qu’une brèche a été ouverte dans le monde associatif. L’importance de travailler en assemblée ouverte avec un appel large, de travailler sur des revendications globales reliées à tous les groupes de femmes a eu pour moi une importance capitale.

Initiative décentralisation Anvers A Anvers, nous avons décidé avec le groupe de mobilisation dès le début de nous ouvrir positivement aux femmes qui appartiennent à des organisations déjà actifs dans le domaine des droits des femmes ou aux femmes que nous avons connues dans notre propre environnement ou par nos contacts syndicaux. Il en est résulté un groupe de base d'environ 12 femmes. A partir de là, nous travaillons pour plus de pluralité et de diversité en organisant une journée de rencontre des Anversois en septembre et nous soutenons des actions et des événements dans le cadre des revendications générales du collectif.

L'organisation SolidaritéS Pays Suisse

La mobilisation pour 8M 2019 a-t-elle déclenché une grève féministe ? Qui a lancé cet appel ? Existe-t-il une coalition nationale ? La grève féministe a eu lieu le 14 juin 2019 en Suisse, inspirée par les grèves du 8M 2018 ailleurs en Europe et dans le monde. L’initiative a été lancée par les milieux syndicaux, suite notamment à la victoire sur le PV2020, le projet parlementaire qui visait à augmenter l’âge de la retraite des femmes et baisser leurs rentes. La coalition composée par les syndicalistes féministes, organisations de gauche radicale et associations féministes ont appelé à des assises tout d’abord romandes (l’ensemble de la Suisse francophone), auxquelles ont participé de nombreuses femmes des syndicats, partis, associations, etc et qui ont voté le principe d’une grève en 2019. Des assises cantonales ont ensuite été organisées, au niveau régional, et des collectifs locaux se sont ainsi constitués. La grève féministe en Suisse a été organisée de façon fortement décentralisée, avec une Coordination romande et une Coordination nationale. De nombreuses décisions étaient discutées et votées au niveau local, lorsque c’était possible, et la rédaction du manifeste (un par région linguistique) a vu de nombreux allers et retours avant d’arriver à une version finale, adoptée par les différents collectifs.

Des syndicats étaient-ils impliqués ? Dans quelle mesure ? Ont-ils envoyé seulement quelques représentants ou ont-ils mobilisé leurs membres ? Les syndicats étaient très impliqués au niveau de l’organisation, participant activement dans le travail des collectifs, au niveau financier, et au niveau de la mobilisation des travailleuses dans les différents secteurs. Ils ont beaucoup contribué à la force de la mobilisation le jour de la grève. Toutefois, pas tous les syndicats ont appelé à une grève au sens propre du terme mais ont plutôt développé des campagnes de sensibilisations, distribution de flyers etc (c’est le cas notamment d’UNIA, le plus grand syndicat en Suisse, qui n’a pas appelé à la grève mais l’a soutenue en produisant du matériel).

Quelles étaient les exigences de la mobilisation ? Il y avait un manifeste ? Un manifeste en 19 points a été rédigé (voir ci-dessus), ainsi qu’un appel national et unifié à la grève, voté trois mois avant la grève. Ils réclament l’égalité dans les faits et traitent de points très variés, dont: l’égalité salariale, la reconnaissance du travail de care, la réduction du temps de travail, la solidarité avec les femmes du monde entier, la liberté de choix en matière de sexualité et d’identité de genre, la fin de l’impunité et de la banalisation des violences sexistes, la protection pour les migrantes, une éducation permettant l’émancipation, la fin des stéréotypes de genre, un vrai débat de société sur le système économique capitaliste et enfin le droit de vivre libres dans une société qui garantit des droits égaux pour toutes*, une société solidaire, égalitaire et libre de toute forme de violence.

La mobilisation a-t-elle été plus forte que l'an dernier ? Dans combien d'endroits (villes, régions) a-t-elle eu lieu ? (Était-elle représentative ? Plus grande ? Combien ?) L’enjeu était de mobiliser au moins autant de personnes que le 14 juin 1991, lors de la dernière grève des femmes en Suisse. Entre un quart et un demi-million de personnes avaient alors été mobilisées, et ce chiffre a été dépassé cette année: il est estimé à 540’000 personnes minimum, mais les chiffres cantonaux ont encore été revus à la hausse récemment. Dans chaque ville et localité, la mobilisation a été plus forte qu’espérée et les organisatrices et forces de police étaient dépassées. La grève a eu lieu tant dans les grandes villes du pays que dans des petits villages plus reculés ou des villes de taille moyenne ne se démarquant habituellement pas par leur progressisme. La mobilisation est estimée par les collectifs et organes de coordination comme un énorme succès.

A-t-il réuni des organisations rurales et urbaines ? Si les collectifs se sont surtout développés dans les milieux urbains, les femmes ont été incitées à s’organiser à des échelles plus basses et locales afin de permettre la diffusion de la grève. Ainsi des cantons alémaniques très petits comme certaines communes en Suisse romande ont mis sur pieds les collectifs. Des collectifs de Femmes Paysannes et de travailleuses agricoles ont également participé à et soutenu la grève.

Dans quelle mesure les organisations de femmes noires sont-elles impliquées ? Lesquels ? Quelles sont leurs exigences ? Dans quelle mesure y a-t-il des femmes noires à la tête de la coalition ? Je ne crois pas que des organisations de femmes noires spécifiques aient été particulièrement impliquées. Par contre, le caractère antiraciste de la grève a certainement été ressenti. Au niveau local par exemple, comme à Genève, où un collectif pour la défense des droits des femmes musulmanes portant le hijab s’est constitué de façon autonome. Elles ont senti qu’elles auraient leur place dans cette mobilisation, et ce fut vécu comme un succès. Elles ont élaboré des revendications propres à leur cause et ont manifesté ensemble. De même pour le canton de Vaud, où par exemple un collectif de femmes sans papiers qui existait déjà indépendamment du collectif pour la grève a rejoint le mouvement. Un groupe de Femmes Migrantes s’était également créé, au sein duquel des femmes noires se sont impliquées. Elles ont toutefois préféré travailler en non-mixité puisque les revendications n’étaient pas les mêmes.

Dans quelle mesure les organisations de femmes autochtones sont-elles impliquées ? Lesquels ? Quelles sont leurs exigences ? Dans quelle mesure y a-t-il des femmes autochtones à la tête de la coalition ? Dans le contexte suisse, je ne suis pas sûre de ce que “femmes autochtones” signifie.

Dans quelle mesure les organisations de femmes transgenres ou les organisations qui incluent certainement des femmes transgenres sont-elles impliquées ? Lesquels ? Quelles sont leurs exigences ? Dans quelle mesure y a-t-il des femmes transgenres à la tête de la coalition ? Des femmes transgenres ont participé au moins de façon individuelle à l’organisation de la grève, impliquées dans les collectifs au niveau local. Je manque d’informations pour dire à quel point elles étaient impliquées dans les coordinations romande et nationale, et à quel point des organisations concernées étaient impliquées. Dès le début, il y a eu une volonté d’avoir un message transinclusif, et il a été choisi d’adopter l’astérisque (“femmes*”) afin de signifier que la grève concernait toute personne n’étant pas un homme cis-genre. Cette décision a d’abord été acceptée, et c’est peu avant la grève que des polémiques sont venues des milieux LGBTIQ+ quant au bien-fondé de l’usage de cette astérisque.

Dans quelle mesure les organisations paysannes participent-elles ? Lesquels ? Ont-ils envoyé seulement quelques personnes ou se sont-ils vraiment organisés autour des marches ? Quelles sont leurs exigences ? Les femmes paysannes se sont organisées, ont participé et ont mené avant la grève des actions qui ont fait du bruit. Elles étaient également présentes en tronçon à la manifestation à Berne, la capitale. Je crois qu’elles avaient également des revendications propres visant notamment à obtenir la reconnaissance de leur statut et l’accès à une couverture sociale inscrite dans la loi, puisqu’environ 3 femmes paysannes sur 4 ne sont pas rémunérées en Suisse. Je manque d’informations pour en dire plus.

Dans quelle mesure la solidarité avec la Palestine est-elle une exigence du mouvement ? La solidarité avec la Palestine spécifiquement n’a pas vraiment été évoquée.

Dans quelle mesure y a-t-il eu un bilan collectif de 8M 2019 ? Les bilans sont en train d’avoir lieu en ce moment, et il est envisagé de tenir des assises nationales en septembre afin d’évaluer la mobilisation du 14 juin et de préparer l’avenir.

Dans quelle mesure les travaux pour 8M 2020 sont-ils lancés ? La grève féministe aura-t-elle une place centrale dans l'appel ? Dans un communiqué national qui est sorti 10 jours après la grève, le 24 juin, et qui a été adopté par la coordination nationale, il est marqué que nos regards se tournent vers l’international et une nouvelle grève le 8 mars 2020, cependant cette question n’a pas encore pu être discutée dans les collectifs cantonaux et locaux.

Dans quelle mesure votre organisation politique est-elle impliquée dans ce travail ? solidaritéS a été particulièrement impliqué à Genève, mais aussi dans d’autres cantons où notre mouvement existe, et de nombreuses militantes du mouvement se sont ainsi engagées dans les collectifs locaux de divers cantons. On peut dire que la grève a été investie par le mouvement et que nous y avons gagné une légitimité certaine au niveau romand. Nous avons la ferme intention de continuer à nous engager dans ce travail afin de ne pas laisser le discours perdre en radicalité.

Dans certains pays, le mouvement des femmes a connu une croissance et un changement qualitatif au cours des dernières années. Est-ce vrai pour vous ? Cela a-t-il donné lieu à une discussion sur l'existence d'une nouvelle vague féministe ? Y a-t-il un fossé entre les générations dans le mouvement ? Une focalisation sur des questions différentes ? Une autre langue ? Différentes méthodes de lutte et d'organisation ? Ce nouveau mouvement se positionne-t-il dans une alternative globale anticapitaliste/antipatriarcale/anti-coloniale ? A-t-il des liens internationaux (et avec quels autres pays/organisations) ? Quel est son rapport avec les organisations populaires traditionnelles ? Aux autres mouvements sociaux ? - Cela fait 28 ans que le pays n’avait plus connu de grève féministe et que nous n’avons pas vraiment un/des mouvements féministes enracinés en Suisse. Cette mobilisation est, de l’avis de toutes et tous, devenu un mouvement social en émergence et est perçu comme un élan qui va s’inscrire dans la continuité et a donné un coup de fouet à l’ensemble de la société suisse. - Pas de fossé générationnel: au contraire, l’organisation de cette grève a été l’occasion de réunir les différentes générations et les faire se rencontrer. Chaque génération, sous-groupe, collectif local ou de secteur a posé ses propres revendications, s’inscrivant ou se basant toujours sur le manifeste et en élaborant les points qui avaient le plus d’importance. - Au niveau local, la hiérarchie et la démocratie interne étaient très importantes afin de remettre en question les formes d’organisation traditionnelles et à tendance masculine, certains cantons se dotant notamment d’une charte de fonctionnement. - Nous sommes heureuses de pouvoir dire que nous nous sommes battues afin que le discours du mouvement soit anticapitaliste, antipatriarcal et antiraciste, et que ces mots d’ordre ont été repris et normalisés, divulgués à une relativement large échelle, ce qui est plutôt nouveau en Suisse. Dans une certaine mesure, les médias y ont contribué car nos revendications ont été souvent relayée et citées, pas forcément pour les saluer, parfois pour montrer leur radicalité mais c’est ça aussi qui a fait élargir et donné voix à notre mouvement, en tant qu’anticapitaliste, à travers le pays. - Des liens internationaux timides ont été établis dans le cadre de cette grève et des camarades d’autres pays (Etat espagnol, Andorre, France, Italie, Belgique, Allemagne Argentine…) sont venues participer à la mobilisation du 14 juin 2019 et discuter le lendemain de la suite du travail à accomplir tout en partageant leurs expériences. Dans la semaine qui a suivi la grève, de nombreux soutiens internationaux ont été reçus tandis que la grève a été relayée fortement dans les grands quotidiens internationaux, en Europe mais également et surtout en dehors comme au Brésil, aux USA, en Bolivie, Inde, etc. - Le rapport avec les partis politiques et les syndicats étaient parfois houleux, certainement empreints d’une méfiance généralisée au début. Cependant, ces organisations ont prouvé avec les mois de travail être une force utile et nécessaire et ont été acceptées comme partie intégrante de la grève, à condition que les femmes issues de ces organisations parlent toujours au nom du collectif lorsqu’elles s’exprimaient sur la grève dans les médias (exception faite des actions syndicales). Un lien timide est en train d’être établi avec les grèves étudiantes pour le climat, des délégations ayant presque systématiquement participé aux mobilisations les unes des autres. Une convergence des luttes sous la forme d’une manifestation commune liée aux revendications anticapitalistes et aux demandes de réduction du temps de travail a été évoquée mais doit encore être discutée. - - - L'organisation : SFQI dans NPA - Pays France - - La mobilisation pour 8M 2019 a-t-elle déclenché une grève féministe ? Qui a lancé cet appel ? Existe-t-il une coalition nationale ? - Elle a déclenché une grève qui existe depuis 2014 (à l’origine lancée par Solidaires), cette année comme l’année dernière l’appel était lancé pour 15h40 par 3 fédérations/ confédérations : Solidaires, la FSU et la CGT. Le CNDF le collectif national droits des femmes est le principal cadre d’organisation de cette grève jusqu’à présent : il réunit des syndicats, des associations féministes et des organisations politiques du mouvement ouvrier. Ce cadre existe depuis l’après 95, il ne s’est pas construit pour la grève. Dans les différentes villes, il existe d’autres cadres unitaires qui regroupe parti/ syndicats et associations voire collectifs féministes. - - Des syndicats étaient-ils impliqués ? Dans quelle mesure ? Ont-ils envoyé seulement quelques représentants ou ont-ils mobilisé leurs membres ? - Oui, les syndicats étaient impliqués puisque ce sont eux qui posent le préavis de grève, du matériel existait dans chaque syndicat pour préparer cette grève. Cependant la réalité de la préparation effective a beaucoup dépendu des endroits et des secteurs. Ce sont les endroits ou il y a déjà des militantes syndicales féministes qui font du travail sur le terrain qui ont vu les plus grosses réussites. - - Quelles étaient les exigences de la mobilisation ? Il y avait un manifeste ? - Les principales revendications tournaient autour du travail des femmes et en particulier de l’égalité salariale, mais aussi des tâches ménagères et du travail domestique, il y avait aussi la question des violences dans le cadre du travail. Il y avait un site dédié de la mobilisation : 8mars15h40.fr - - La mobilisation a-t-elle été plus forte que l'an dernier ? Dans combien d'endroits (villes, régions) a-t-elle eu lieu ? (Était-elle représentative ? Plus grande ? Combien ?) - Cela dépend complètement des endroits et la mobilisation n’avait pas non plus les mêmes formes en fonction des endroits : rassemblement, manif, exposition,... dans la majorité des villes de France, il y a eu des initiatives. A aucun endroit, les manifestations n’ont pris un caractère de masse, à voir que cette année il y avait la présence de femmes gilets jaunes en fonction des villes. - - A-t-il réuni des organisations rurales et urbaines ? - - Dans quelle mesure les organisations de femmes noires sont-elles impliquées ? Lesquels ? Quelles sont leurs exigences ? Dans quelle mesure y a-t-il des femmes noires à la tête de la coalition ? - A Paris, il y avait la présence des femmes kurdes, de femmes algériennes mais aussi des équipes des femmes en lutte notamment femmes de chambre dans l’hôtellerie, ce qui a donné un caractère beaucoup plus mixte que d’habitude. Malgré cela, il y a toujours un féminisme très divisé en France sur la question de l’islamophobie, et même s’il y a eu des progrès, on ne peut pas dire que les femmes racisées sont mises au cœur, ni à la tête des cadres de front unique féministes - - Dans quelle mesure les organisations de femmes autochtones sont-elles impliquées ? Lesquels ? Quelles sont leurs exigences ? Dans quelle mesure y a-t-il des femmes autochtones à la tête de la coalition ? NA - - Dans quelle mesure les organisations de femmes transgenres ou les organisations qui incluent certainement des femmes transgenres sont-elles impliquées ? Lesquels ? Quelles sont leurs exigences ? Dans quelle mesure y a-t-il des femmes transgenres à la tête de la coalition ? - - Dans quelle mesure les organisations paysannes participent-elles ? Lesquels ? Ont-ils envoyé seulement quelques personnes ou se sont-ils vraiment organisés autour des marches ? Quelles sont leurs exigences ? - - Dans quelle mesure la solidarité avec la Palestine est-elle une exigence du mouvement ? - - Dans quelle mesure y a-t-il eu un bilan collectif de 8M 2019 ? - A Paris une AG s'est tenue le soir même et a décidé de commencer tout de suite la préparation du 8 mars 2020. - - Dans quelle mesure les travaux pour 8M 2020 sont-ils lancés ? La grève féministe aura-t-elle une place centrale dans l'appel ? - En France, plusieurs initiatives existent depuis le 8 mars dernier dans des cadres auto-organisés comme à Paris et Toulouse avec des AG grèves des femmes. Cela ne réunit pour l’instant pas un nombre conséquent de personnes. Par ailleurs, à Paris il existe plusieurs cadres : les AG du CNDF très liée aux syndicats et au mouvement ouvrier, Nous Toutes (mouvement lancé autour du 25 novembre dernier) principalement autour de la personnalité de Caroline De Haas et de secteurs qui font beaucoup de coup de com et de lobbying, Nous Aussi (des associations et individus qui se sentent exclus de la manif du 25 novembre) : associations de femmes musulmanes, racisées, queers,... - La question c’est l’unification de tous ces cadres, mais aussi de les multiplier en construisant des comités locaux. Mais cela reste difficile pour l’instant. De plus la discussion sur la grève est compliquée en lien avec la date du 8 mars qui est un dimanche. - Les AG CNDF parisiennes s'identifient nettement plus avec l'appel international à la grève des femmes féministe que par le passé et ont lancé un appel "On Arrête Toutes" qui rencontre un certain écho dans d'autres villes. - Pour l’instant, cela n’implique pas largement en dehors du milieu militant. - - Dans quelle mesure votre organisation politique est-elle impliquée dans ce travail ? - Le NPA participe en tant que tel à l’ensemble des cadres unitaires féministes. Nous avons aussi pris des initiatives pour populariser l'appel à la grève des femmes féministe (réunion publique à Paris, séance prévue à notre université d'été, avec des copines d'autres pays). - - - Dans certains pays, le mouvement des femmes a connu une croissance et un changement qualitatif au cours des dernières années. Est-ce vrai pour vous ? Cela a-t-il donné lieu à une discussion sur l'existence d'une nouvelle vague féministe ? Y a-t-il un fossé entre les générations dans le mouvement ? Une focalisation sur des questions différentes ? Une autre langue ? Différentes méthodes de lutte et d'organisation ? Ce nouveau mouvement se positionne-t-il dans une alternative globale anticapitaliste/antipatriarcale/anti-coloniale ? A-t-il des liens internationaux (et avec quels autres pays/organisations) ? Quel est son rapport avec les organisations populaires traditionnelles ? Aux autres mouvements sociaux ? - On ne peut pas dire qu’en France le mouvement féministe a eu une croissance fulgurante. Mais depuis MeToo, il est certain que le féminisme est beaucoup plus dans le paysage. La nouveauté c’est la date du 25 novembre initiée par le nouveau mouvement NT qui a réuni plus de 50 000 personnes dans les différentes villes de France. A noter que NT n’était pas du tout auto-organisé et si en tant que NPA nous avons soutenu et participé, NT était très opaque dans la prise de décision, dans les revendications, ou dans le fait d’associer largement les nouvelles militantes dans les prises de décisions. Si le cadre a continué, il a refusé de préparer la grève du 8m 2019, et aujourd’hui regroupe peu de personnes. - Il y a eu aussi toutes des discussions et des actions autour de la question des femmes GJ qui a connu dans certaines villes des AG de femmes, des manifs ou des cortèges spécifiques, même s’il y a eu rapidement des essoufflements. - L’autre pan est ce qu’il se passe en ce moment autour de la question des féminicides qui se fait pas mal entendre et qui oblige le gouvernement à tenir un « grenelle » contre les violences contre les femmes, cela a un écho médiatique et de nombreux rassemblements mais pas de mobilisations massives pour l’instant. - Il y a eu beaucoup de discussions sur ce qu’il se passe à l’international, y compris avec des des camarades internationales, et donc sur la stratégie, la nouvelle vague, la théorie de la reproduction sociale, etc. - La rupture entre nouvelle et « ancienne » génération existe de manière très forte notamment autour des questions d’islamophobie et de prostitution, mais aussi entre des groupes (collectifs) jeunes et très radicaux notamment sur les facs très influencés par le mouvement queer et une certaine vision de l’intersectionnalité et de l’autre le mouvement plus traditionnel. - - - L'organisation NPA (Toulouse) - Pays France - - La mobilisation pour 8M 2019 a-t-elle déclenché une grève féministe ? Qui a lancé cet appel ? Existe-t-il une coalition nationale ? - Etant donné qu’il n’y a pas d’appel ni de cadre national, difficile de savoir si il y a eu réellement une grève féministe, en tous cas son ampleur. A Toulouse, assemblée Toutes En Grève lancée en octobre pour la grève du 8 mars a appelé à la grève. Les syndicat qui suivaient l’appel national (CGT, Solidaires, FSU) du collectif 15h40 l’on repris localement mais, étant donné qu’il y avait un travail de préparation de la grève, l’appel a été plus ample localement (sur toute la journée). Dans certains secteurs (SCNF, Hopitaux, petite enfance), la grève a été efficiente. -

- Des syndicats étaient-ils impliqués ? Dans quelle mesure ? Ont-ils envoyé seulement quelques représentants ou ont-ils mobilisé leurs membres ? - A Toulouse, l’Union Syndical Solidaires soutien la mobilisation et aide financièrement Toutes en Grève sans contres-parties. Beaucoup de militantes de SUD Santé dans le collectif. - Pour la CGT, participations individuelles et soutien timide d’une des représentantes locales, mais globalement la CGT a vue d’un très mauvais œil qu’on organise le 8 mars sans son accord. - Côté syndicats étudiants, participations individuelles aussi : UNEF inexistante, UET suit la ligne de la CGT. - - Quelles étaient les exigences de la mobilisation ? Il y avait un manifeste ? - Etant donné le contexte particulier en France (pas de structuration nationale ni de mouvement féministe fort) ce que nous souhaitions était surtout d’arriver à mobiliser plus que d’habitude, de réunir le mouvement féministe et de se lier avec les luttes en cours pour massifier. Notamment, réflexions sur le lien avec le mouvement des Gilets Jaunes : pendant toute la mobilisation, nous avons créée des passerelles, distribué des tracts féministes dans les manifestations, etc., ce qui a bien fonctionné. - Il y a eu une tentative d’écrire un manifeste en commun entre les membres des assemblées Toutes en Grève et les organisations, mais cela n’a pas été possible à cause des « reflexes » identitaire des orgas. Au final, nous avons écrit le nôtre (NB : une centaine de personne se « reconnaissent » dans Toutes En Grève, avec beaucoup de militantes d’organisations), mais moins d’impact dans la démarche du coup. - - La mobilisation a-t-elle été plus forte que l'an dernier ? Dans combien d'endroits (villes, régions) a-t-elle eu lieu ? (Était-elle représentative ? Plus grande ? Combien ?) - L’année dernière, il y avait entre 300 et 500 personne dans la manifestation à Toulouse, cette année entre 3000 et 3500, donc presque 10 fois plus. Pour le reste de la France, il me semble que c’est aussi (timidement) en hausse un peu partout. - - A-t-il réuni des organisations rurales et urbaines ? - - Dans quelle mesure les organisations de femmes noires sont-elles impliquées ? Lesquels ? Quelles sont leurs exigences ? Dans quelle mesure y a-t-il des femmes noires à la tête de la coalition ? - - Présence dans Toute en Grève d’un collectif de femmes migrantes d’Amérique Latine, et présence individuelle de militantes racisées. - Les questions politiques, et donc d’exigences, de débat, arrivent plutôt maintenant : nous avons passée à structurer et faire de la massification, un des manque a été l’échange politique. Nous essayons de travailler à cela, et notamment sur la question de l’intégration des femmes racisées / du travail avec les collectifs de femmes racisées. - - Dans quelle mesure les organisations de femmes autochtones sont-elles impliquées ? Lesquels ? Quelles sont leurs exigences ? Dans quelle mesure y a-t-il des femmes autochtones à la tête de la coalition ? - - Dans quelle mesure les organisations de femmes transgenres ou les organisations qui incluent certainement des femmes transgenres sont-elles impliquées ? Lesquels ? Quelles sont leurs exigences ? Dans quelle mesure y a-t-il des femmes transgenres à la tête de la coalition ? - Même question que pour les personnes racisées. - Présence d’une femme trans dans les personnes les plus actives, quelques autres militantes trans sont passées / suivent ce qu’il se passe, mais difficultés à intégrer pour l’instant. - - Dans quelle mesure les organisations paysannes participent-elles ? Lesquels ? Ont-ils envoyé seulement quelques personnes ou se sont-ils vraiment organisés autour des marches ? Quelles sont leurs exigences ? - Question qu’on a commencé à soulevé pour l’année prochaine, s’implanter dans la région et donc la ruralité, mais pour l’instant, aucun travail. - - Dans quelle mesure la solidarité avec la Palestine est-elle une exigence du mouvement ? - Nous en avons parlé il me semble, mais, la solidarité internationale à Toulouse a plus portée sur le Kurdistan, l’Argentine ou le Brésil. - - Dans quelle mesure y a-t-il eu un bilan collectif de 8M 2019 ? - Le bilan a été réalisé en plusieurs fois localement. Nationalement, il y a eu un bilan en intersyndicale femmes (CGT, FSU, Solidaires). - A Toulouse, bilan plutôt positif sur la mobilisation (10 fois plus de monde),le pari réussit des assemblées Toutes en Grève et son dépassement du strict cadre féministe (beaucoup de nouvelles militantes qui ne connaissaient pas le féminisme avant), reconnaissance du milieu féministe traditionnel qui était pourtant frileux à la base. - Sur les points négatifs : plus travailler la grève au travail, la place des femmes racisées et/ou trans, lien avec quartier populaire, manque d’élaboration politique autre que mots d’ordres généraux, hostilité de certaines organisations syndicales ou politiques et absence de coordination nationale qui ne permet pas un saut quantitatif. - Dans l’intersyndicale femme nationale, notre expérience a été reçut positivement et des militantes d’autres régions souhaitent essayer de lancer des dynamiques similaires. - - Dans quelle mesure les travaux pour 8M 2020 sont-ils lancés ? La grève féministe aura-t-elle une place centrale dans l'appel ? - A Toulouse, nous avons commencé à préparer l’après le lendemain du 8 mars. Ateliers de reflexion sur la grève, comment mobiliser. Et construction d’une rencontre en octobre que nous souhaitons nationale pour essayer de créer une coordination, une dynamique nationale. - La grève féministe reste l’axe majeur. - - Dans quelle mesure votre organisation politique est-elle impliquée dans ce travail ? - Toutes en Grève a été initié par des militantes du NPA (une dizaine). Localement, le reste de l’organisation a soit, pour les courants oportuniste-sectaire (CCR), tenté de venir recruter sur le dernier mois sans construire (échec), soit été hostile à cette dynamique : pour une partie de l’organisation, développer le mouvement autonome des femmes, c’est construire contre les organisations donc contre le NPA. Alignement sur la position de l’UD CGT. - - Dans certains pays, le mouvement des femmes a connu une croissance et un changement qualitatif au cours des dernières années. Est-ce vrai pour vous ? Cela a-t-il donné lieu à une discussion sur l'existence d'une nouvelle vague féministe ? Y a-t-il un fossé entre les générations dans le mouvement ? Une focalisation sur des questions différentes ? Une autre langue ? Différentes méthodes de lutte et d'organisation ? Ce nouveau mouvement se positionne-t-il dans une alternative globale anticapitaliste/antipatriarcale/anti-coloniale ? A-t-il des liens internationaux (et avec quels autres pays/organisations) ? Quel est son rapport avec les organisations populaires traditionnelles ? Aux autres mouvements sociaux ? - Nous assistons à une croissance timide du mouvement féministe, même si dans les esprits, cela commence à exister. De fait, ce que nous construisons s’inscrit dans la nouvelle vague féministe internationale, dans les pratiques, la dynamique ou les revendications. Mais on s’affronte à des rejets, principalement de l’ancien mouvement ouvrier. Le fossé n’est pas tant générationnel, même si il existe un peu, qu’entre différentes conceptions de l’organisation du mouvement féministe et du mouvement de la classe dans son ensemble. Dans le mouvement féministe, il y a plus de la frilosité de la part des militantes de la seconde vague, mais elles commencent à s’adapter, et à évoluer théoriquement aussi (sur les questions trans notamment). Sur le reste, il s’agit vraiment d’une incompatibilité de méthodes et de vision du mouvement, doit-il être autonome ou strictement lié aux organisations et à leurs agendas. Ce qui bloque aussi est la « peur » de l’échec de l’ancien mouvement ouvrier et donc sa réticence à faire, alors que nous mettons l’action et l’expérimentation au centre de notre dynamique. - Toutes en Grève se positionne, dans les grandes lignes, comme un mouvement global anticapitaliste/antipatriacal/anticolonial, etc. Nous nous lions à tous les mouvement sociaux en cours : pour aller y faire de la propagande féministe, discuter, apporter une autre vision de la lutte... mais aussi parce que nous sommes toutes investies par ailleurs et que certaines militantes ont rejoins les assemblées par cette transversalité : ex du mouvement des Gilets Jaunes, dans la Santé ou des Intermittentes.

Questionnaires sur le parti - français seulement

Belgique, Suisse, France

Gauche anticapitaliste- Belgique

1. Dans vos statuts et/ou votre résolution sur le fonctionnement, mentionne-t-on des mesures spéciales visant à promouvoir la participation des femmes, par exemple - les quotas ou la parité dans les instances dirigeantes, - l'organisation des listes d'orateurs - réunions internes réservées aux femme-oui ( réunions non -mixtes) - autres Nos statuts actuels datent de 2006 et parlent d’ailleurs de la LCR, ancien nom de la Gauche anticapitaliste. Ils devraient être rediscutés au prochain congrès (prévu pour novembre 2019). Concernant la composition des instances dirigeantes, nos textes restent vagues : Statut 2.11. : « Les instances régulières de la LCR sont les assemblées de section, la Direction Nationale, le Secrétariat de direction et le Congrès National. Dans la composition des instances, la place des camarades femmes doit constituer un souci particulier et constant. Chaque instance régulière doit être convoquée si un tiers de ses membres effectifs le demande. » Voilà le passage réservé aux réunions internes non-mixtes : Extrait du statut 2.8. : « Les groupes qui, dans la société actuelle, subissent des formes d’oppression spécifiques (femmes, jeunes, immigrés, LGBT) ont le droit de s’organiser à l’intérieur du parti comme ils le souhaitent, de manière spécifique à leurs besoins. La commission femmes est non-mixte par exemple. » Concernant « autrui », voilà les déclarations que l’on retrouve dans l’introduction aux statuts, par rapport à notre projet de société : « Nous pensons que l’oppression patriarcale envers les femmes ne peut se révéler et être combattue qu’à travers les luttes autonomes des femmes pour leur émancipation ; nous revendiquons au sein de notre propre organisation comme au sein des mouvements dans lesquels nos militant/es sont impliqué/es, le développement et la reconnaissance d’espaces non-mixtes pour produire des analyses et des stratégies féministes qui, en dépassant les seuls intérêts des femmes, renforcent les luttes de l’ensemble des travailleuses et des travailleurs. Nous pensons que l’émancipation des femmes passe par une rupture radicale avec le système capitaliste mais nous sommes conscient/es que nos propres comportements ne sont pas libérés de l’idéologie patriarcale qui les imprègne et que par conséquent l’oppression patriarcale ne disparaitra pas d’elle-même avec le capitalisme. L’idéologie patriarcale et le système capitaliste dans lequel elle se concrétise sont intimement liés et s’entretiennent mutuellement. Les militantes LCR impliquées dans les mouvements féministes s’efforcent de mettre à jour ces liens afin d’enrichir les analyses et stratégies politiques de ces mouvements en vue de contribuer à décloisonner les luttes féministes dans une perspective de convergence des résistances (contre le racisme, contre le capitalisme, contre le patriarcat,… ). »

2. Sont-ils pratiqués à : - au niveau du leadership national ? - au niveau de la succursale ou du comité local ? Il y a beaucoup moins de femmes que d’hommes dans notre organisation, et ce déséquilibre se reflète dans la composition de la Direction nationale (sur 16 membres, 5 sont des femmes, dont 2 ont un “statut spécial” décidé lors du dernier congrès de 2017 - “Un statut particulier est accordé à des membres qui sont prêts à s'impliquer dans la DN, tout en rencontrant des conditions difficiles pour y consacrer le temps nécessaire. Ces membres peuvent donc participer à la DN dans la mesure de leurs possibilités. En pratique, ces membres ont un droit de vote effectif. Ils reçoivent les mails de la DN, et sont invités à chaque réunion de celle-ci. Ils peuvent être consultés par le SDN sur des aspects particuliers. Ils font partie de la DN élargie. Il s'agit d'un statut spécifique, justifié et transitoire. Entre deux congrès, la DN peut coopter des membres dans la DN élargie”). Dans “la vraie vie”, il arrive fréquemment qu’il n’y ait qu’une seule femme, voire aucune, en Direction nationale. De plus il faut constater que les échanges par mail entre membres de la DN sont quasiment exclusivement masculins.

3. Garde d'enfants - est-ce que c'est organisé pour : - les événements nationaux internes aux partis (réunions de direction, conférences, etc.) - des événements publics majeurs ? - des réunions locales du parti ? - Est-il organisé à chaque fois ou seulement sur demande ? Actuellement, rien n’est mis en place (une camarade a assisté à énormément de réunions avec son enfant, le changeant sur la table au beau milieu d’une discussion sans même qu’on a proposé de faire une pause). Le sujet a été évoqué à plusieurs reprises en AG de section, mais sans qu’une décision claire soit actée. Parmi les demandes qui ont été formulées par une partie de la commission féministe-LGBTQI, il y avait celle-ci : “Concernant les baby-sittings possibles pour les parents souhaitant participer aux réunions, nous souhaitons que cela soit clairement annoncé dans les invitations aux AG (numéro de tel, remboursement par la section,...) et que le fait que cela soit proposé ne se transforme pas en contrainte de participer aux réunions ou en culpabilisation.” Suite à un BS extraordinaire concernant les problèmes internes à la section de Bruxelles, la section de Bruxelles a réitéré sa demande de prévoir une salle pour accueillir un baby-sitting lors de l’achat de notre prochain local. Le fait que rien ne soit organisé actuellement constitue un frein pour plusieurs militantes (essentiellement, notamment des mamans célibataires) et militants.


4. Sexisme/harcèlement sexuel et violence au sein du parti - Est-ce mentionné dans vos statuts/votre résolution sur le fonctionnement ? - Existe-t-il une procédure spécifique pour traiter de tels cas ? - Y a-t-il un organe spécifique pour s'en occuper, n'est-ce pas : - contrôle du parti/commission disciplinaire - commission sur la violence de genre - commission spéciale constituée pour chaque cas Rien n’est mentionné de manière explicite : Statut 5.1. : “Chaque acte ou comportement qui est éthiquement et politiquement inconciliable avec le projet du parti ou qui met en danger la sécurité du parti et/ou celle de ses membres peut être soumis à des mesures de sanction” Quant à la commission de contrôle existante, il s’agit d’une commission de contrôle des finances.

5. Travail des femmes (activité dans le mouvement féministe et sur des thèmes féministes) - Existe-t-il un organisme spécifique pour l'organiser ? Commission féministe , LGBTQ -Feminisme Yeah - est-il élu, par qui ? Les commissions ne sont pas élues, et Feminisme Yeah a connu une évolution depuis sa création en janvier 2012 : au départ commission femmes de la LCR, progressivement ouverte à des militantes extérieures (des JAC, d’autres organisations ou non organisées), puis retour à une commission des femmes membres de l’organisation (notamment pour permettre de réfléchir à l’organisation interne de l’organisation), elle s’est élargie pour former une commission féministe-LGBTQI (sachant que plusieurs des femmes de la commission étaient également concernées par les luttes LGBTQI) tout récemment, en septembre 2018 (pour l’anecdote : suite à un rassemblement spontané en vue de préparer collectivement le séminaire LGBTQI de juillet 2018). Il était convenu dès le départ dans cette commission que des moments en non mixité seraient organisés selon les nécessités (par exemple, pour intervenir dans le mouvement du 8 mars). - Est-ce que toutes les femmes à la direction participent ? Pas régulièrement . Il y a donc 5 femmes sur 16 membres de la DN, dont 2 ont un “statut spécial” (voir question 2). Dans “la vraie vie”, il arrive fréquemment qu’il n’y ait qu’une seule femme, voire aucune, en Direction nationale. De plus il faut constater que les échanges par mail entre membres de la DN sont quasiment exclusivement masculins. - avez-vous une publication spécifique Page FB https://www.facebook.com/feminisme.yeah/ Rubrique féminisme sur nos sites de la Gauche Anticapitaliste et le SAP ( NL et francophone) des apports des autres féministes soeurs. https://www.gaucheanticapitaliste.org/category/feminisme/ Il y avait une rubrique féministe dans notre ancienne publication papier “La Gauche”, qui est passée au fil des ans d’un mensuel à un bimensuel puis à un trimestriel… avant de s’éteindre tout à fait en 2018 (avec un numéro spécial consacré aux féminismes qui s’était particulièrement bien écoulé en novembre 2018 - “Féminismes, de l’intime au politique” - https://issuu.com/lagauche/docs/lg02-issuu)

Organisation SoldaritéS Pays Suisse

1. Dans vos statuts et/ou votre résolution sur le fonctionnement, mentionne-t-on des mesures spéciales visant à promouvoir la participation des femmes, par exemple - les quotas ou la parité dans les instances dirigeantes, - l'organisation des listes d'orateurs - réunions internes réservées aux femmes - autrui Notre charte antisexiste et contre l’hétérosexisme vise à “favoriser l’expression de la parole des « minorités », contribuer à la mise en pratique – au sein du mouvement – des valeurs, prises de position et objectifs contenus dans la résolution, et déterminer un cadre de référence”. Parmi les pratiques présentées comme “à encourager”, on trouve, entre autre: - Ne pas systématiquement reléguer les problématiques féministes à la fin d’un ordre du jour. - Questionner la manière dont la parole et l'espace sont occupés (ex : temps de parole, visibilité...). - Soutenir, diffuser la parole des femmes et des personnes issues d’un groupe discriminé 7 – dans le cadre de cette charte, les femmes et les personnes LGBTIA-Q –, ne pas la couvrir en parlant à leur place. - En cas d’élection, la candidature d’une femme ou d’une personne issue d’un groupe discriminé sera privilégiée, afin de représenter au mieux la diversité présente au sein du mouvement. - Prêter attention lorsqu’un·e camarade raconte une expérience de sexisme ou relative à l’hétérosexisme, prendre le problème au sérieux. - Réagir lorsqu’on fait face ou qu’on assiste à un comportement sexiste ou hétérosexiste. - En manifestation, proposer le mégaphone aux femmes ou aux personnes issues de groupes discriminés, avant de le donner systématiquement aux personnes habituées à ce genre d’exercice. - En AG et dans les différentes instances, dans l’ordre de prise de parole, donner la priorité aux femmes qui lèvent la main lors des discussions. Faire attention à qui prend la parole et comment, et mettre en place un système empêchant un·e camarade de monopoliser la parole. Ex : temps de parole limité rap- pelé par le·la président·e. - Respecter les décisions prises au 3e congrès national de solidaritéS de septembre 2016 d’un pourcentage mini- mum de femmes dans les instances. En l’occurrence 1/3 de femmes et tendre vers la parité. - Mettre en œuvre des mécanismes favorisant la participation des femmes et des personnes issues de groupes discriminés durant les AGs et au sein des différentes instances. Sans toutefois obliger à un coming-out non désiré d’une personne. - Conformément à la résolution féministe de septembre 2016, mettre en place le poste de modérateur·trice en AGs, dispo- sant d’un droit d’intervention direct en cas d’intervention sexiste et responsable de faire un bilan de la répartition de la parole en fin d’assemblée. - Ne pas systématiquement choisir des modératrices et des présidentes lors des AGs, mais alterner entre les genres. Cette question nous concerne toutes et tous.

Dans l’une de nos sections locales, nous avons voté à notre dernier congrès des statuts qui exigent la parité entre hommes et femmes au sein de notre instance dirigeante. Depuis 1 année, cette section organise également périodiquement des réunions en non mixité pour discuter de thématiques de l’actualité politiques dans le pays (grève féministe du 14 juin, élections fédérales, etc). Une attention très particulière est également portée à ce que les camarades qui nous représentent dans la presse, les camarades qui se présentent aux élections (pour les prochaines à venir nous avions mandat de notre assemblée générale locale de constituer une ligne au minimum paritaire) et les camarades salarié.es soient dans la mesure du possible des femmes.

2. Sont-ils pratiqués à : - au niveau du leadership national ? - au niveau de la succursale ou du comité local ? La charte concerne le mouvement dans son entier et est censée s’appliquer à tous les niveaux du mouvement, de la Coordination Inter-Régionale aux groupes de travail dédiés à des sujets spécifiques. Cependant, elle est un guide et ne prévoit pas de mesures contraignantes. C’est une déclaration d’intentions, un référentiel (un cadre écrit) de droits, de comportements et d’engagements réciproques entre les différent·e·s membres du mouvement. Son autorité ne provient pas de la norme imposée, mais de la responsabilité engagée.

Cela dit, il faut noter que la pratique n’est pas nécessairement à la hauteur des principes énoncés. Dans l’une de nos sections locales, les mesures féministes rencontrent parfois une certaine résistance et les principes de la charte sont surtout appliqués quand l’impact sur les fonctionnements déjà en place est relativement minime.

3. Garde d'enfants - est-ce que c'est organisé pour : - les événements nationaux internes aux partis (réunions de direction, conférences, etc.) - des événements publics majeurs ? - des réunions locales du parti ? - Est-il organisé à chaque fois ou seulement sur demande ? Il n’existe pas d’organisation de garde d’enfants.

4. Sexisme/harcèlement sexuel et violence au sein du parti - Est-ce mentionné dans vos statuts/votre résolution sur le fonctionnement ? - Existe-t-il une procédure spécifique pour traiter de tels cas ? - Y a-t-il un organe spécifique pour s'en occuper, n'est-ce pas : - contrôle du parti/commission disciplinaire - commission sur la violence de genre - commission spéciale constituée pour chaque cas La charte antisexiste et contre l’hétérosexisme traite principalement de ceci, établit une liste de comportements à encourager et à éviter, et suggère que faire en cas de problème: “Plusieurs mécanismes et possibilités différents cohabitent au sein du mouvement et peuvent être mobilisés alternativement ou conjointement, en vertu de la situation ainsi que des sensibilités et préférences de chacun·e. Il existe ainsi, comme stipulé dans la résolution Pour un féminisme du 21e siècle de septembre 2016, dans les instances du mouvement une modératrice antisexiste avec un droit d’intervention direct en cas de comportement sexiste. La modératrice peut être saisie immédiatement suite à une action contrevenant à cette charte – sans attendre son tour de parole dans le cas d’une AG. Les groupes de travail antisexistes, féministes et queer des différentes sections ainsi que leurs différent·e·s membres constituent aussi une source de documentation ou de soutien. Il existe aussi, dans certaines sections et à l’interrégionale, une commission de règlements des conflits, instance de modération en cas de litiges, qu’ils soient liés au sexisme ou non et qui peut être saisie individuellement ou collectivement en cas de problème.” Des contacts et associations à l’extérieur du mouvement, auxquels il est possible de faire appel, sont listés en annexe à la charte.

5. Travail des femmes (activité dans le mouvement féministe et sur des thèmes féministes) - Existe-t-il un organisme spécifique pour l'organiser ? - est-il élu, par qui ? - Est-ce que toutes les femmes à la direction participent ? - avez-vous une publication spécifique Il existe des groupes de travail féministes dans au moins certaines des sections régionales du mouvements. La participation est ouverte à toutes et tous et se fait sur base volontaire, sans élection. Il en va de même pour le Groupe Interrégional Féministe et Queer (?), qui traite des questions féministes au niveau interrégional. Ces groupes n’ont pas de lien particulier avec la direction, si ce n’est une voix consultative. Des frustrations sont régulièrement exprimées sur l’attention portée à ces groupes.

Organisation NPA Pays France

1. Dans vos statuts et/ou votre résolution sur le fonctionnement, mentionne-t-on des mesures spéciales visant à promouvoir la participation des femmes, par exemple - les quotas ou la parité dans les instances dirigeantes, Oui parité dans l’ensemble des instances de directions nationales du NPA - l'organisation des listes d'orateurs Non - réunions internes réservées aux femmes Ag non-mixte de droit si des camarades en font la demande dans n’importe quel instance ou comité, AG non mixte dans le programme de l’université d’été et lors des congrès - autrui Tour de parole et minutage des interventions

2. Sont-ils pratiqués à : - au niveau du leadership national ? Oui - au niveau de la succursale ou du comité local ? Cela dépend des comités

3. Garde d'enfants - est-ce que c'est organisé pour : - les événements nationaux internes aux partis (réunions de direction, conférences, etc.) c’était le cas précédemment, mais difficulté à l’organiser depuis quelques mois - des événements publics majeurs ? Oui à l’université d’été et dans la plupart des fêtes - des réunions locales du parti ? Très rarement - Est-il organisé à chaque fois ou seulement sur demande ? Sur demande sauf pour l’université d’été ou les fêtes

4. Sexisme/harcèlement sexuel et violence au sein du parti - Est-ce mentionné dans vos statuts/votre résolution sur le fonctionnement ? Oui - Existe-t-il une procédure spécifique pour traiter de tels cas ? Oui, mise en place de suspension par mesures conservatoires - Y a-t-il un organe spécifique pour s'en occupe : - contrôle du parti/commission disciplinaire - commission sur la violence de genre - commission spéciale constituée pour chaque cas Il y a une commission de médiation qui s’occupe de l’ensemble des problèmes liée aux statuts de l’organisation, mais le comité local peut aussi décider de l’exclusion ou de suspension d’un camarade, cela se fait par vote au 2/3

5. Travail des femmes (activité dans le mouvement féministe et sur des thèmes féministes) - Existe-t-il un organisme spécifique pour l'organiser ? Commission nationale d’intervention féministe et des commission locale - est-il élu, par qui ? Oui la commission nationale est élue par le CPN (la direction nationale) - Est-ce que toutes les femmes à la direction participent ? Non - avez-vous une publication spécifique Oui articles réguliers dans la presse hebdomadaire en fonction de l’actualité